Sainte Hélène

L’empereur Constantin, sa mère Sainte Hélène, et la Vraie Croix

Née vers l’an 250, dans la province romaine de Bithynie, au nord-ouest de l’Asie Mineure, au sein d’une famille modeste, Hélène devint la concubine de l’Empereur Flavius Constantius, surnommé « Chlore ».

Elle sera la mère de Constantin qui deviendra Empereur à la suite de son père et proclamera le Christianisme religion officielle de l’Empire romain.

Avec Constantin, Hélène devint la puissante protectrice des Chrétiens, puisant largement dans le trésor Impérial pour construire ou doter de nombreuses églises, tout en secourant les pauvres, protégeant les opprimés et s’efforçant d’améliorer le sort des prisonniers, ce qui la fit grandement vénérer du petit peuple.

Hélène partit vers la Terre sainte au lendemain du meurtre de son petit-fils Crispus, victime de complots dans la Rome impériale. Elle avait alors près de 80 ans.

Quittant Rome avec Constantin pour Milan, elle gagna probablement la Thrace, s’embarqua à Alexandria Troas afin de passer en Asie Mineure, puis suivit la route la plus proche des côtes, pour s’embarquer à nouveau afin de gagner Chypre. Elle avait dû alors y rester tout l’hiver, à attendre un temps plus favorable pour continuer sa route.

On suppose que, le printemps venu, elle s’est embarquée pour Tyr, et de là, a atteint Jérusalem où, après avoir fait effectuer des fouilles sur le lieu du Calvaire, elle découvrit la Sainte Croix.

De nombreux auteurs dont l’enfance est contemporaine du voyage de l’Impératrice ou ceux de la génération qui suit, attestent de la découverte de la Sainte Croix par Sainte Hélène, et de son culte naissant.

Ainsi, par exemple, peut-on se référer à Saint Cyrille de Jérusalem (mort en 386) ou à Saint Paulin de Nol.